Ce chapitre a
pour fin dapporter quelques notions scientifiques
moins rébarbatives quil ny parait - sur les
technologies militaires du Nucléaire. Les équivalences, quant
à elles, sont destinées à donner une idée approximative
du pouvoir destructeur de lArme nucléaire.
Les
types de bombes utilisant lénergie sub-moléculaire
Bombe A pour Atomique :
plus ancienne des bombes et abandonnées dans les années 70,
elle consistait en un phénomène de fission des atomes de
plutonium 239 ou dUranium 235 non enrichi. Le
principe est simple : les atomes duranium ou de
plutonium- étant très gros et donc très instables, il
suffirait de projeter un électron sur un des ces atomes pour le
casser puis, les électrons libérés iraient casser dautres
atomes et ainsi de suite pour, in fine, créer une réaction
en chaîne. Le potentiel destructeur de cette bombe est basé sur
la chaleur : limpressionnante énergie qui gardait latome
uni est libérée. A première vue, elle peut paraître ridicule
compte tenu de la taille dun atome mais si lon
applique la formule dEinstein :
Energie
= Masse x Vitesse de la lumière x vitesse de la lumière ( E=Mc2),
On peut exprimer plus simplement lénergie
dégagée par une bombe A par son équivalent en tonnes de TNT,
soit 14 kilotonnes de TNT ( quatorze mille kilogrammes ) pour la simple
bombe dHiroshima.

Bombe H pour à Hydrogène
ou Thermonucléaire : Le
concept est exactement linverse : au lieu de casser
des atomes, on les recolle : les noyaux lhydrogène -
plus simple composé sur Terre-, se voient, par lénergie dune
bombe A, fusionner et former des composés plus lourds, lénergie
dégagée est de lordre de 3 500 fois plus importante que
celle dHiroshima. On lexprime en dizaines de milliers
de kilotonnes voire en centaines pour les plus grosses du monde
Ainsi ; sur la base du
postulat quil existe environ 15 000 armes équivalentes à
2 000 fois la bombe de Nagasaki et que celle ci fit 75 000 morts
sur le coup, si toutes ces bombes explosaient en même temps,
elles pourraient tuer 2 250 000 000 000 soit 450 fois lhumanité
entière !

ã 1998 – 2002 Laurent Baïni pour les textes et les graphiques